Partir au royaume du narval – chapitre 3 – RÉCIT DE LA RÉDACTRICE

Notre rédactrice raconte son périple aux confins de la planète, dans l’un des endroits les plus inhospitaliers qui soient, en quête d’une baleine vivant dans les eaux glaciales de l’Arctique, où il était autrefois très risqué pour les navires de s’aventurer.

Par Francine Saint-Laurent
25 octobre 2017

J’apprends qu’un magnifique événement va se dérouler dans les prochains jours. CAVALIA, la troupe québécoise spécialisée dans le domaine des arts équestres, donnera un spectacle à Shawinigan, une ville située en Mauricie. Mais ce qui attire surtout mon attention dans ce petit article, c’est qu’une soirée VIP sera offerte après le spectacle. Mais, devinez quoi?! Nul autre que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, compte parmi les invités.

Cette dernière ligne de l’article me donne réellement une lueur d’espoir. Je me dis que si une personne qui occupe le plus haut rang du pays dit oui à mon expédition, le porteur du projet sur le narval à Winnipeg n’aura plus le choix que d’acquiescer à ma demande. Cette seule pensée me propulse. Quelques jours plus tard, je me retrouve sous un grand chapiteau où les invités sont conviés à aller se servir à un buffet. Je vois Jean Chrétien se promener seul, une assiette à la main. Voilà l’occasion ou jamais de l’aborder, ce que je fais sur-le-champ. Je lui explique que le Canada a investi beaucoup d’argent dans la recherche sur le narval, que cette recherche se déroule de surcroît en territoire canadien et que seule une équipe américaine du National Geographic Television a le droit exclusif de faire quelque chose là-dessus. Je lui explique que je collabore à L’Actualité, un magazine sérieux qu’il connaît bien. Et que je ne comprends pas pourquoi une journaliste canadienne n’est pas en mesure de faire quoi ce soit sur le sujet.

Il me dit alors : « Communiquez avec mon ministre de Pêches et Océans Canada. Expliquez-lui votre situation et dites-lui que c’est moi qui vous ai demandé de l’appeler. » J’avais parcouru quatre heures de route aller-retour pour le rencontrer. Et ça en avait valu le coup. J’allais obtenir le soutien tant espéré. Sur le chemin du retour, mon esprit est à la fête. Cependant, je suis alors loin d’imaginer que je ne suis pas au bout de mes peines…

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