Tikal! Ancienne cité maya riche de milliers d’espèces animales et végétales. À voir absolument!

Vous aimez admirer l’architecture intrigante et colorée des anciens temples mayas et voir des animaux fascinants à l’état sauvage? Voici une expédition à faire rêver!

Par Francine Saint-Laurent
Hiver – printemps 2018

Au nord du Guatemala dans le département du Petén, on trouve au cœur de la forêt tropicale des ruines impressionnantes d’un des plus grands sites archéologiques et d’un des royaumes les plus puissants de la civilisation maya, le site Tikal. Dans cette cité perdue se dressent des pyramides imposantes si hautes qu’on croirait qu’elles touchent le ciel, et devant lesquelles étaient pratiqués des sacrifices humains en guise de puissante offrande de sang aux dieux.

Tikal est situé dans le parc national de Tikal (classé au patrimoine national de l’UNESCO), qui comprend 57 600 hectares de savane, de zones humides, de forêts tropicales, et des milliers de vestiges architecturaux et artistiques de la civilisation maya précolombienne, l’une des plus anciennes civilisations d’Amérique dont les origines remonteraient aux alentours de 2600 av. J.-C. Les Mayas se distinguent des grandes cultures du monde antique par leur architecture grandiose de même que leur connaissance approfondie de l’astronomie et des mathématiques. L’effondrement de la civilisation maya – qui s’est produit entre 800 et 1 200 ans apr. J.-C. – demeure l’un des mystères de la recherche anthropologique et a donné lieu à de nombreuses théories scientifiques ou fantaisistes. La clé de l’énigme réside peut-être sous la végétation très dense de la jungle guatémaltèque. En effet, au fil de centaines d’années, la nature a repris ses droits sur cette cité prospère à présent disparue. De nombreux trésors et richesses archéologiques – encore ensevelis sous les arbres et les plantes – restent à découvrir. Cette forêt luxuriante recèle d’autres trésors; elle est le foyer de plus d’espèces d’animaux que tout autre écosystème terrestre sur la Terre.

Coati à nez blanc – Source : Francesco de Marco

Partez à la découverte de la faune avec nous!

En empruntant le sentier qui nous mène vers le site de Tikal, nous apercevons des coatis à nez blanc, un animal pas plus gros qu’un chat. Il fait partie de la famille des Procyonidés, laquelle comprend, entre autres, le raton laveur. D’ailleurs, le coati présente certaines similitudes physiques et de caractère avec son cousin, à ceci près que son nez est plus long. Le coati est muni de griffes puissantes qui méritent un grand respect… et surtout, toute notre vigilance. Elles lui permettent de grimper aux arbres et de gratter le sol en quête de nourriture. Le coati à nez blanc se nourrit de fruits, de petits vertébrés, d’insectes… voire de scorpions. Il est curieux et il n’est aucunement importuné par la présence de visiteurs.

Sur le site de Tikal, nous pouvions admirer des dindons ocellés, plus colorés que le dindon sauvage. Cet oiseau magnifique est peu présent en Amérique centrale. On le retrouve notamment dans la Péninsule du Yucatán, dans cinq États du Mexique et dans quelques régions de Belize et du Guatemala.

L’Araçari à collier – Source : Anthony-X

Parmi ces trésors de la faune ailée, il y a le magnifique Araçari à collier (appelé toucan dans le langage courant) qu’on peut aisément observer juché dans les arbres sur le site de Tikal. Il est si coloré qu’on dirait qu’il a été trempé dans plusieurs pots de peinture. Il ne faut pas oublier non plus d’autres oiseaux aux coloris aussi vifs qui font des arrêts sur le territoire, comme le trogon violacé.

J’ai également aperçu là-bas ces fameux cortèges de fourmis champignonnistes (ou fourmis coupe-feuille). Afin de se nourrir, elles ont développé une symbiose avec une espèce de champignon (leucoagaricus gongylophorus) qu’elles cultivent dans leur fourmilière. Pour ce faire, les ouvrières collectent des morceaux de feuilles et de fleurs, qui, après avoir été mâchés, servent de substrat à la culture du champignon dont elles se nourrissent.

Le singe hurleur – Source : reisegraf.ch

Le site de Tikal nous permet d’être continuellement baignés dans l’ambiance sonore de la forêt amazonienne. Parfois, on peut entendre le fameux cri du singe hurleur, qui résonne à trois kilomètres à la ronde. Impressionnant!

Mais la rencontre la plus incroyable demeure celle du cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). J’ignorais que le cerf que nous avons ici au Québec, dans le sud du Canada et aux États-Unis se retrouvait également au Guatemala, au Mexique, ainsi que sur une bonne partie de l’Amérique du Sud (Pérou, Équateur, Bolivie, Colombie, nord du Brésil, Venezuela et Guyane, entre autres).

La terre du printemps éternel

Assurément, il serait trop long d’énumérer toutes les espèces qui contribuent à la richesse faunique du pays, car le Guatemala renferme dans sa grande diversité géographique plus de 250 espèces de mammifères (jaguar, crocodile de Morelet, anaconda, tapir, cabiai, pécari à lèvres blanches) et 664 espèces d’oiseaux. Sans oublier, bien sûr, plus de 200 espèces de reptiles, de nombreux amphibiens, beaucoup d’espèces de papillons comme le magnifique morpho bleu et une multitude d’autres insectes. Voilà pourquoi le Guatemala est surnommé la terre du printemps éternel!

D’autres lieux touristiques incontournables

Outre le parc national de Tikal, le Guatemala recèle d’autres endroits magnifiques comme Antigua, l’ancienne capitale du royaume de Guatemala fondée par les Espagnols en 1543. Inscrite depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville ceinturée de volcans (dont certains encore actifs) abrite des bâtiments coloniaux espagnols d’une beauté indescriptible.

Considéré par l’explorateur allemand, Alexander von Humboldt (1769 – 1859), comme étant le plus beau lac du monde, le lac Atitlán est surplombé par trois imposants volcans. Plusieurs sites archéologiques immergés ont été découverts dans ce lac, notamment un village maya, appelé Samabaj. Cette région fascine! En plus des vestiges splendides de la civilisation maya gisant dans les profondeurs du lac, il est passionnant de voir des communautés mayas de la région perpétuer leurs traditions. On peut notamment les voir, vêtus de leurs habits traditionnels, au marché de Sololá, l’un des plus grands – et des plus bruyants! – au Guatemala.

Les hôtels que nous vous proposons

Nous avons reçu un accueil des plus chaleureux des propriétaires de l’hôtel Porta Antigua (Antigua), de l’hôtel Belen Museo (Guatemala City) ainsi que de l’hôtel Quinta Maya (Santa Elena, Flores, Pèten). Ils se feront un plaisir de vous donner mille et un conseils sur le pays.

portahotelantigua.com/default-en.html
posadabelen.com
hotelquintamaya.com

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