La Petite Nyctale : venez la voir en personne!

Petite chouette mignonne à croquer. Véritable boule de plumes qu’on peut tenir dans la paume de la main. Voici quelques mystères entourant ce petit oiseau de proie…

Par Francine Saint-Laurent
Automne 2018

Source : Francine Saint-Laurent

Voilà quelques bonnes raisons pour assister aux activités de découverte de la Petite Nyctale offertes au public en octobre par l’Observatoire d’oiseaux de McGill (OOM) situé à Sainte-Anne-de-Bellevue (de concert avec l’Arboretum Morgan). Ces activités vous donneront la merveilleuse occasion d’être présent au baguage de la Petite Nyctale et d’en apprendre davantage sur ce charmant oiseau qui ressemble à un petit personnage de conte pour enfants. La levée de filets se fait après le coucher du soleil pour se terminer tard dans la soirée.

Des occasions rares

L’occasion est unique, car il est extrêmement difficile de repérer cet oiseau de proie dans la nature, car la Petite Nyctale (Aegolius acadicus) est absolument nocturne et elle est maître dans l’art du camouflage grâce notamment à ses plumes de couleur brun rouille avec des taches blanches. De plus, elle fréquente les forêts denses, mixtes, le bord des ruisseaux et rivières.

La Petite Nyctale se retrouve uniquement en Amérique du Nord (le gros de la population niche au Canada). C’est la plus petite des chouettes. Selon Nicolas Bernier – technicien en bio-écologie et qui a commencé à poser des bagues à l’oiseau pour l’OOM depuis 2013 –, la femelle est plus grosse que le mâle : son poids est d’à peu près 30 % plus élevé que celui du mâle. Il varie de 90 à 115 (3 à 4 onces) grammes, celui du mâle de 60 à 75 grammes (dans les 2 onces). La Petite Nyctale se nourrit surtout de petits rongeurs, parfois d’oiseaux, de grenouilles et d’insectes. « Ses prédateurs sont le hibou, la chouette rayée, l’épervier brun, la martre d’Amérique, peut-être même l’écureuil », de dire Nicolas Bernier.
« Le but de cette étude est de connaître, entre autres choses, la grosseur de la population, la longévité de l’oiseau, son cycle de vie. Sans oublier les routes migratoires qu’il emprunte et les conséquences des changements climatiques sur lui », conclut Nicolas Bernier.

À noter :

Pour assister à l’activité de découverte de la Petite Nyctale, vous devez réserver au préalable.

Pour connaître les dates, le lieu exact ainsi que le coût de l’activité : oommbo.org/fr/soirees-nyctales

Cette activité est offerte par l’OOM en collaboration avec l’Arboretum Morgan.

Pour en connaître davantage sur la Petite Nyctale, lire le mémoire de maîtrise en biologie de Jonathan Gagnon : archipel.uqam.ca/5751/1/M13061.pdf.

VIDÉO :
Activité de découverte de la Petite Nyctale à l’OOM

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